Il est parti au loin, sans même se retourner,

C’était un appelé, il en fut consterné,

La guerre était un mot et non sa religion,

N’ayant rien à défendre, il aimait sa région.

 

C’est la fleur au fusil qu’il est ainsi parti,

Souriant à tout va, sans chercher de sortie,

Avec son insouciance il marchait vers le front

Dans la verte campagne et sans aucun clairon.

 

Le chuchotement des herbes, le piaillement des oiseaux

Accompagnaient ses pas qui survolaient les eaux,

Il vit une forme blanche allongée dans le pré

Il se rapprocha d’elle, sa robe était pourprée.

 

C’était un coquelicot qui ornait sa poitrine

Une magnifique fleur qui comme une figurine

Représentait la vie au milieu de ces champs.

Tous les bruits se sont tus, dans le soleil couchant

 

Il s’est mis à genou et c’est en souriant

Qu’il a baisé ses lèvres, son regard vers l’orient

Pour remercier ces Dieux qui dans leur bienveillance

Lui ont fait ce cadeau pour une ultime alliance.

 

Les bruits avaient cessé, un seul s’est fait entendre

Claquement sec d’un fusil et c’est bien sans comprendre

Qu’il s’est couché près d’elle, une fleur rouge en plein cœur.

Ils sont beaux tous les deux, leur sourire est moqueur.

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