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Qu est ce qui te fait pleurer aujourd hui ?

L été indien me fait pleurer,
Jacques quand je l ais quitté m a fait pleurer
Mais ce qui m a fait le plus pleuré, c est de ne plus resentir l odeur de ton corps 
Tout contre mon nez tarin
C est de ne plus ressentir le cercle de tes bras
Tout contre mon contre-bas, qui bat…..
Bats mon tambour, mon papillon du bas,
Mon papillon du ventre.
Lololilas

Le lion et le mage

Comme un lion mis en cage
De n’avoir su rugir
Résigné au présage,
Qu’il s’y laisserait mourir
Attendant là, bien sage,
Qu’on veuille bien lui rouvrir.
Quand du fond des âges,
Sa nature vint surgir
Elle portait un message,
Une promesse d’avenir.
Il y a bien des passages,
Par lesquels ressortir…

-Alors, dit le mage,
Qu’attends-tu pour t’enfuir ?
-Que devient le couchage,
Qui a su m’accueillir ?
Et ces personnages
à regarder grandir ?
-Quoi, dit le mage,
Tu sais maintenant rugir !
-Mais ne suis pas volage,
Et ne veux rien fuir !
Je veux prendre large,
Mais je veux revenir…
-Soumis au dressage,
Et tu voudrais tenir ?
Tu verras à l’usage,
Il ne faut rien prédire.

Et le lion dit au mage,
Qu’il devait réfléchir…

-à quoi bon, dit le mage,
Il est temps de partir.
Regarde le paysage
Qu’il te reste à bâtir
Et qu’importe, dit le mage,
S’il te fallait mentir.

– Mais je n’ai qu’un visage
Et ne veut pas trahir,
Quand ce serait naufrage
Que de ne pas choisir !

Alors le lion dit au mage
Qu’il lui fallait dormir

Là , il vu en image
Qu’ils pouvaient réussir.
S’il faudra qu’ils nagent
Avant que de courir,
Leur amour sauvage
Saura les réunir !

Ouverte est la cage
Et l’histoire à venir…

J’ai vu de la lumière

Presque hors de l’eau

Mais en manque d’air

Du fond de mon cachot

J’ai vu de la lumière

 

J’ai vu ce monde beau

Et ça m’a rendu fier

Je l’ai vu de là-haut

Je l’ai vu des enfers

 

J’ai vu les ruisseaux

Devenir des rivières

Et chaque goutte d’eau

Se fondre dans la Mère

 

J’ai bien vu quelques sots

Qui se jetaient des pierres

Mais aussi des marmots

Innocents et sincères 

 

J’ai vu partout des bigots

Faisant la même prière 

Que tant d’autres bigots

Qui se disent adversaires

 

J’ai vu les cultes du veau

Et puis les boucs émissaires

J’ai vu les tapes dans le dos

Suivies de jours de colère

 

J’ai vu tous ces châteaux 

Sortir du flan de la Terre

Pour y retourner aussitôt 

Et redevenir poussière 

 

J’ai vu du plomb et des couteaux

Et puis le sang, et puis la guerre

J’ai vu aussi monter les eaux

J’ai vu passer des ères glacières 

 

J’ai vu encore qu’il faisait chaud

Et même parfois comme en enfer

Puis il a fait moins chaud

Enfin du feu est née la pierre 

 

Plus tôt, du fond de mon cachot

Le crâne posé contre cette pierre

J’ai vu l’avant du grand sursaut

La pulsation d’un Univers

 

Avant ce saut, un autre saut

La poult battant des Univers

Après ce saut, un autre saut

Après ce saut, une autre sphère 

 

S’il n’y a pas de héro

Il faut être plutôt que faire

Il faut tâter les mots

Et ne jamais rien taire 

 

S’il n’y a pas de héros 

Il faut être avant de faire

Il faut trouver les mots

Jusqu’au fond de sa chair

 

S’il n’y a pas de héros 

Il faut être, et puis faire

Il faut donner les mots

Les chanter comme des prières 

 

J’ai vu des bas, j’ai vu des hauts

Et j’les ai vu à l’envers 

J’ai vu des bas, j’ai vu des hauts

Et puis j’ai vu la lumière 

 

Ni trop tard, ni trop tôt

Même sans espace ni repère

Il faut soigner les maux 

Il faut être et il faut faire

 

Sans étandard ni drapeau

Un cœur, deux hémisphères

Peuvent percevoir l’écho

Peuvent voir la lumière  

 

Celui qui entend l’écho

Celui-là est mon frère

Si tu entends l’écho

Alors tu es mon pair 

 

Pose-le ton fardeau

Pose-la ta colère

Vivre sera ton cadeau

Si tu n’es que sincère

 

Porte le ton flambeau

Porte le et sois fier

Porte le, tu es beau

Car tu n’es que lumière

En vie de chagrin ?

Ami, écoute la voix qui te le dit :
Personne jamais ne vient,
Personne n’est jamais parti.
 
C’est un chemin sans fin
Que celui de la vie.
Si tu y regardes bien
Chaque instant est infini.
 
Si sans penser à demain
Tu te livres simplement à lui
Hier étant déjà loin
N’en faisant plus souci
Alors tu verras loin
En ne regardant qu’ici.
 
Ami, prends ma main
Ecoute la voix qui te le dit
Personne jamais ne vient,
Personne n’est jamais parti.
C’est une boucle sans fin
De big-bangs infinis.
Tout était en un point
Tout ce qui est aujourd’hui
Tout s’y trouvera demain
Parce que c’est bien ainsi.
 
Rien jamais ne s’éteint,
Pas même ce qu’on oublie.
Et si rien ne te contient,
Pas même le temps qui fuit,
Alors tu vois demain,
Hier et aujourd’hui,
Et les trois ne faisant qu’un
T’ouvrent les portes du paradis.

Voie d’eau

Il existe de ces voix
Qui vous parlent de voies
Que jamais n’empreintera
Celui qui n’en écoute pas
 
Mais celui qui s’y meut
Sans savoir ce qu’il veut
Y aperçoit ce qu’il peut :
Devenir maître du jeu
Ou réaliser ce qu’est Dieu
 
Que diable alors faire ici 
Si ailleurs tout est permis ?
Ami, c’est qu’ailleurs est ici !
Qu’hier et demain sont aujourd’hui !
Chacun, ami, a plusieurs vies,
Y compris maintenant et ici,
C’est un cycle infini
Où tout ce qui se multiplie
Reste à jamais un produit.
 
Ami, en bas comme en haut
Si uniques soient ses cristaux,
C’est toujours la même eau !
Quoiqu’il fasse plus chaud,
Que le froid croise à nouveau…
Si uniques soient ses cristaux,
C’est toujours la même eau !
 
Celui qui a entendu
Certes parfois s’est perdu
Dans ce monde défendu
Où l’on est, sans exister plus
Où rien n’est jamais connu
Tandis que tout est déjà su
Où l’on est toujours nu
Puisque sans individu