From Poésie

Ode à la vie

Ode à la vie

 

Mais que la vie est belle quand on sait l’apprécier

Mais que le temps est court pour tous les initiés

Des parcours sans combat, pour s’écarter du mal

Se consacrer au bien, ça n’a rien d’anormal.

 

Mais que la vie est belle pour tous les bienheureux

Qui embrasse le monde d’un baiser chaleureux.

Ils ne cherchent que la paix, n’engage aucune guerre

Ils s’intègrent dans le groupe, leur instinct est grégaire.

 

Mais que la vie est belle quand elle est harmonieuse

Faite de ces mille et un riens qui la rende si joyeuse,

Soyons gais, soyons clair, comme ces sources qui jaillissent

Pour former des torrents, sans aucun maléfice.

 

Mais que la vie est belle quand l’amour prédomine

Nous voyons tout en rose, et plus rien ne la mine,

Les amants se rejoignent dans des étreintes ardentes

Qui cèlent leur bonheur, elles n’ont rien d’impudentes.

 

Mais que la vie est belle quand on sait l’apprécier.

Mais que la vie est belle pour tous les bienheureux.

Mais que la vie est belle quand elle est harmonieuse.

Mais que la vie est belle quand l’amour prédomine.

 

Le soldat

 

Il est parti au loin, sans même se retourner,

C’était un appelé, il en fut consterné,

La guerre était un mot et non sa religion,

N’ayant rien à défendre, il aimait sa région.

 

C’est la fleur au fusil qu’il est ainsi parti,

Souriant à tout va, sans chercher de sortie,

Avec son insouciance il marchait vers le front

Dans la verte campagne et sans aucun clairon.

 

Le chuchotement des herbes, le piaillement des oiseaux

Accompagnaient ses pas qui survolaient les eaux,

Il vit une forme blanche allongée dans le pré

Il se rapprocha d’elle, sa robe était pourprée.

 

C’était un coquelicot qui ornait sa poitrine

Une magnifique fleur qui comme une figurine

Représentait la vie au milieu de ces champs.

Tous les bruits se sont tus, dans le soleil couchant

 

Il s’est mis à genou et c’est en souriant

Qu’il a baisé ses lèvres, son regard vers l’orient

Pour remercier ces Dieux qui dans leur bienveillance

Lui ont fait ce cadeau pour une ultime alliance.

 

Les bruits avaient cessé, un seul s’est fait entendre

Claquement sec d’un fusil et c’est bien sans comprendre

Qu’il s’est couché près d’elle, une fleur rouge en plein cœur.

Ils sont beaux tous les deux, leur sourire est moqueur.

Manque de temps

Je manque de temps
Je manque de tout
Surtout de toi

A chaque instant
Je deviens fou
Ne veux que toi

Assourdissant
Le cri du pouls
Qui bat en moi

Et l’entendant
Je reste saoul
Je vis au pas

Comme un enfant
Sous les coups
Le regard droit

Roseau au vent
Courbe le cou
Mais ne plie pas

C’est alletant
D’être un voyou
Mais j’en suis las

Regarde devant
Un monde à nous
Un monde à toi

Pas de clinquant
Pas de bijou
Pas de blabla

C’est un campement
Sur les cailloux
Pas une villa

Mais accueillant
Et sans tabou
Pour une vie là

Entend le chant
De ces pioupiou
Et viens à moi

C’est un serment
Fait à genoux
Je serais là

Sur les Bancs publics – Rêve

C’est sur un banc public que je l’ai rencontrée

Elle s’y était assise et voulait se cloitrer

Dans le silence obtus de son amour perdu.

J’ai pris place tout près d’elle et sans être entendu

J’ai récité les vers des poètes disparus,

Ceux qui ont proclamé, sans un mot incongru,

Que la vie est trop belle pour ainsi la gâcher

Par de tristes sanglots que l’on voudrait cacher.

Mes mots, comme une musique, l’ont doucement bercée

Elle a levé la tête, ses yeux m’ont transpercé

Comme la lame affutée des êtres désespérés

Que rien ne peut atteindre, tout est décohéré.

Je lui ai pris les mains, m’arrêtant de parler,

Et c’est par ce contact qu’une larme à perlé

Première d’une marée de gouttes sans retenue

Qui viennent la libérer d’un malheur contenu.

Son regard adouci par tous ces spasmes hachés

Vient se porter sur moi, je n’en suis pas fâché

Elle peut voir autre chose que sa désespérance,

Et je peux lui offrir, contre toute apparence,

Le bonheur espéré, d’un amour passionnel.

Je veux la conquérir, lui déclarer ma flamme

Lui redonner la joie du bienfait qu’elle réclame.

 

C’est sur un banc public que je l’ai rencontrée,

J’en suis fou amoureux, et c’est à pas feutrés

Que j’ai tenté ma chance de pouvoir la séduire,

Son regard était vide, elle allait m’éconduire,

Non, elle s’en est allée, elle m’a fait endêver,

Je suis resté assis, je n’ai fait que rêver.

 

 

 

 

 

 

Essais

Anxiété

Oh rage, oh désespoir, à toi ma vieille amie,

Solitude accablante de cet origami

Fait d’un papier plié selon de strictes règles

Pour en faire une cocotte, que l’on voit comme un aigle.

Solitude je te hais, je voudrais m’envoler

Vers ces cieux merveilleux pour être auréolé

Par des amis sincères qui voudront m’adopter

Tuer ma solitude, ainsi me rédempter.

 

Histoire

Histoire d’O, histoire d’art, ou sans aucune histoire

Celles à dormir debout, ou celle qui les font choir

D’un immense piédestal où ils se sont juchés

Pour nous faire la morale et nous voir trébuché

Sur les difficultés d’une vie privée d’espoir.

Histoire d’O, histoire d’art, histoire pour nous déchoir

De nos trônes de papier, confectionnés de rêves

Et d’envie d’être aimés mais qu’ils détruisent sans trêve,

Ils veulent nous enchainer avec un lien sacré

Qui est l’obéissance, avant d’être massacrés.